Invasion d’espèces végétales

Introduite volontairement ou non, une espèce invasive se plait dans son nouvel écosystème et croît au point d’entrer en concurrence avec les espèces locales.

Sa résistance supérieure ou sa croissance rapide en fait l’un des premiers facteurs de perte de biodiversité.

Souvent associé au règne animal, on pense spontanément au frelon asiatique ou à la tortue de Floride, pourtant la flore est également touchée.

Le service environnement a repéré plusieurs espèces invasives :

La berce du Caucase (heracleum mantegazzianum)

Les agents de la Ville ont trouvé de nombreux pieds en fleurs dans le secteur de la Gare. Elle présente un risque pour l’environnement (elle s’étend rapidement et nuit au développement des plantes autochtones), mais également pour la santé (elle est phototoxique et cause des lésions cutanées, type brûlures).

Pour la manipuler, couvrez toutes les parties de votre corps avec des vêtements imperméables et protégez vos yeux d’une visière.

Les brûlures causées par la Berce du Caucase peuvent aller jusqu'au 3e degrés. En cas de contact avec la sève, il faut rincer à l'eau claire sans frotter, puis laver au savon. Ensuite, évitez l'exposition au soleil pendant plusieurs jours.

La renouée du Japon (fallopia japonica)

Très présente sur la commune (quartier de la Gare, LINO, friches, talus…), elle a été introduite dans nos régions pour végétaliser rapidement les talus. Elle n’est pas toxique, mais sa croissance est rapide et lorsqu’elle colonise un milieu il est très difficile de l’éradiquer.

Les rhizomes de la Renouée du Japon peuvent s'enfoncer à plus de 2 m. de profondeur et s'étendre latéralement sur 7 m. Ces tiges souterraines libèrent des toxines qui empêchent l'établissement d'autres végétaux.

Le raisin d’Amérique (phytolacca)

Importée en Europe pour des raisons ornementales, cette plante est aujourd’hui considérée comme une peste végétale, à la fois invasive et toxique.
Cette plante peut provoquer des crampes gastro-intestinales et des vomissements ainsi que tachycardie, difficultés respiratoires, convulsions...

Lutter contre la propagation de ces plantes exotiques est indispensable afin de ne pas perturber de façon irréversible les écosystèmes. Une fois arrachées, il est important de les conduire vers un circuit d’incinération (déchetterie) et non de valorisation des déchets (compostage) au risque de les voir reprendre vie, via leurs graines ou des fragments racinaires.

Si vous avez besoin d’aide pour les identifier, d’informations ou de conseils, n’hésitez pas à prendre contact avec le service environnement et souvenez-vous qu’en présence d’une plante qui vous est inconnue, vous devez rester vigilant et la manipuler avec des gants.

Service environnement : techniques@ville-saint-andre.fr