La future Piscine intercommunale

Un nouveau chapitre s’ouvre pour le sport et les loisirs à Saint-André. Suite à la détection d’une corrosion sur la structure métallique de la piscine en 2022, la Ville a dû se résoudre à la fermeture immédiate de la piscine municipale. Les études ont montré que la rénovation du bâti coûterait plus de 10 millions d'euros (valeur 2022).

Face à ce montant, les Villes de Saint-André et Marquette ont décidé de candidater au plan piscine 2 afin d'obtenir une nouvelle piscine moderne, accessible et dont le financement serait partagé., La MEL a validé l'intérêt métropolitain et s'engage dans la construction d'un véritable complexe aquatique. Ce futur complexe, nommé "Piscine des Bords de Deûle", a été officiellement validé fin 2025. Il sera situé sur le site Solvay et devrait ouvrir ses portes entre 2028 et 2029.

Foire aux questions :

FAQ

Quelle chronologie ?

➡ 8 décembre 2022 : Diagnostic du Bureau Veritas révèle une corrosion avancée des parois métalliques du grand bassin de la piscine municipale et recommande d’arrêter au plus vite l’exploitation du bâtiment.
➡ 16 décembre 2022 : Décision de fermeture de la piscine, par mesure de sécurité, quelques jours avant la vidange annuelle.
➡ 31 janvier 2023 : Contrôle de l’épaisseur des parois : des zones sont tombées à 3,05 mm (grand bassin) et 2,43 mm (petit bassin), confirmant l’état critique.
➡ 16 janvier 2023 : Candidature conjointe de Saint-André et Marquette auprès de la MEL dans le cadre du Plan Piscines 2, en identifiant le site Solvay comme potentiel lieu d’implantation.
➡ Juillet 2023 : Rapport de la société Projex révèle de graves désordres structurels. La rénovation estimée avoisine à minima 10 millions d’euros TTC, avec des incertitudes importantes (amiante, coûts de sécurité, etc.).
➡ 18 octobre 2024 : Le conseil métropolitain valide la reconnaissance d’“intérêt métropolitain” pour la future piscine dite « Bords de Deûle », imposant une convention de financement entre la MEL et les communes concernées.
➡ Novembre 2024 : Concertation sur l’aménagement de la partie urbanisée du futur parc métropolitain dont la zone d’implantation de la future piscine.
➡ 2025 : Études de programmation / pré-programme en cours (dossier MEL) pour le projet piscine « Bords de Deûle ».
➡ 30 septembre 2025 : Présentation en Conseil municipal par la société BERIM d’un rapport complet d’analyse de faisabilité de reprise structurelle de l’ancienne piscine pour un coût global d’opération s’élevant à 14 091 000 €TTC
➡ 16 décembre 2025 : Délibération actant la réalisation, sous la maîtrise d’ouvrage de la MEL, de la future piscine métropolitaine « Bords de Deûle » à Saint-André (en association avec Marquette)
➡ Livraison prévue de la nouvelle piscine : 2028-2029

Pourquoi une nouvelle piscine, plutôt qu’une rénovation ?

Le rapport de la société Projex (juillet 2023) a souligné des désordres structurels importants : bassins à remplacer, corrosion, risques d’amiante, nécessité de travaux lourds (reprise des poteaux, réfection des plages, mise aux normes PMR, etc.). La rénovation aurait coûté environ 10 M€ TTC, avec des incertitudes techniques et des délais longs (jusqu’à 5 à 6 ans, sans compter les imprévus).

Face à ce constat, la Ville a choisi de ne pas lancer ces travaux mais de s’inscrire dans un projet intercommunal avec la MEL, plus ambitieux, plus durable, mieux dimensionné aux besoins du territoire.

Par qui est porté le projet ?

Le projet est porté par la MEL dans le cadre du Plan Piscines 2, qui vise à combler le déficit de bassins sur le territoire métropolitain. Les Villes de Marquette et Saint-André y sont associées après avoir répondu à un Appel à Manifestation d’intérêt en janvier 2023.

Comment sera organisé cette piscine ?

L’équipement prévu sera d’envergure :

  • un espace bassin sportif de 50x21m qui accueillera 8 couloirs avec fond mobile, il sera accompagné de gradins fixes de 500 places et sera complété par la réalisation de vestiaires collectifs et grand public ;
  • un espace wellness et fitness qui sera composé de 2 saunas et 1 hammam ainsi que d’un bain bouillonnant et de douches sensorielles hydro-massantes, l’aire bien-être sera de même pourvue de 2 salles de fitness et d’une salle de repos ;
  • un espace ludique et d’activités qui proposera un bassin ludique, une pataugeoire et un toboggan de 50 mètres linéaires ;
  • une cafétéria ;
  • des espaces connexes de service compléteront le projet (locaux techniques, espaces administratifs, locaux annexes type MNS, infirmerie et locaux de stockage) ;

La réalisation des places de parking n’est pas prévue sur l’emprise de la piscine. La gestion du stationnement est envisagée à l’échelle du projet d’aménagement urbain des Bords de Deûle qui prévoit la construction d’un parking silo mutualisé répondant notamment aux besoins des équipements publics (médiathèque intercommunale, piscine métropolitaine) et des logements.

Où sera la nouvelle piscine ?

Le site choisi est la friche industrielle dite site Solvay, rue Félix Faure, dont la reconversion en parc métropolitain de 20 hectares a été validée. La piscine sera intégrée à la bande urbanisée le long de la rue Félix Faure.

Une étude d’Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires commandée par la MEL et menée par le groupement Omnium Général d’Ingenierie (OGI) en mai 2025 a conclu que l’état des sols est compatible avec les usages projetés.

Combien va coûter cette piscine ?

Le coût d’opération correspondant au coût de la conception et la construction (travaux, révision des prix, prestations intellectuelles nécessaires) de l’ouvrage se situe à hauteur de 37,8 M€ TTC (valeur 2025).

Conformément au Plan Piscine 2, la MEL portera 70% de l’investissement, les 30% restant seront répartis à part égale entre les communes de Marquette-lez-Lille et Saint-André-lez-Lille, ce qui correspond à 5, 67 M€ chacune.

Des financements complémentaires vont être recherchés auprès de la Région, l’Agence de l’Eau et la Maitrise de l’Energie.

Lorsque la piscine sera construite, la MEL portera 50% du fonctionnement et les communes de Marquette et Saint-André, associées à parts égales, couvriront les 50% restants (soit 248 000€ par an par commune), ce qui correspond au déficit d’exploitation et à l’accès gratuit pour leurs scolaires.

Pour information, pour l’ancienne piscine, la Ville supportait un cout de fonctionnement annuel de 839 000 €.

Comment s'organise les écoles aujourd'hui ?

La Ville a choisi de maintenir intégralement l'apprentissage de la natation pour éviter toute rupture dans la formation aquatique des enfants.

Ainsi, toutes les écoles, publiques comme privées, bénéficient toujours de séances de natation, de la grande section au CM2.

Saint-André loue des lignes d’eau dans les piscines voisines de La Madeleine et Marcq-en-Barœul, organise le transport en bus et finance trois maîtres-nageurs qui assurent un suivi cohérent et progressif tout au long de l’année.

Les programmes nationaux « Aisance aquatique (4–6 ans) » et « Savoir nager (6–11 ans) », sont intégrés aux temps scolaires, avec en moyenne 10 séances par classe.

La Ville soutient également la section sportive « excellence » du collège en garantissant deux créneaux d’entraînement hebdomadaire ainsi que l’USSA Natation qui bénéficie de créneaux à la piscine de La Madeleine.

Cette volonté représente un investissement de 69 720 € par an, assumé pour garantir un apprentissage vital : partout en France, savoir nager est un enjeu de sécurité publique, de santé et d’accès à de nombreuses activités sportives.

Quelle ambition pour les usagers et le territoire ?

Le projet de piscine « Bords de Deûle » incarne plusieurs objectifs :

  • offrir à la population un équipement moderne, accessible, conforme aux normes de sécurité et d’accessibilité,
  • permettre l’apprentissage de la natation scolaire et extra-scolaire dans de bonnes conditions,
  • soutenir les clubs sportifs, y compris la natation de haut niveau ou compétitive,
  • enrichir le cadre de vie autour du futur parc métropolitain, avec un équipement intégré dans un projet urbain global, mixant loisirs, sport, nature et qualité de vie,
  • mutualiser les coûts entre la MEL et les communes pour garantir la viabilité financière de l’équipement sur le long terme.