Joël Marquizeau : Une page se tourne, mais... l'Histoire continue !
Fervent amateur d’Histoire locale, Joël Marquizeau ouvre un autre chapitre mais poursuit son engagement.
Le 27 septembre dernier, le Syndicat d’initiative de Saint-André fermait définitivement ses portes. Faute de successeur, son président a dû dissoudre l’association à laquelle il consacrait une grande partie de son temps depuis vingt ans. De cette période, il conserve la fierté d’avoir participé à une belle aventure humaine, au service de la connaissance et du partage.
Si vous m’embringuez sur l’Histoire… on n’a pas fini !
Originaire de Saint-Quentin, Joël Marquizeau n’a que 16 ans lorsqu’il attrape le « virus » de l’Histoire en débutant une collection de cartes postales.
Échanger avec ce passeur de mémoire suppose d’avoir un peu de temps devant soi, tant il est animé par le goût des anecdotes historiques et la joie de les partager. Il le reconnaît avec humour : « Si vous m’embringuez sur l’Histoire… on n’a pas fini ! ». Son savoir est le résultat d’un travail minutieux de vérification, car pour cet explorateur du passé, l’Histoire ne se raconte jamais à la légère. Il ponctue : « Il me faut la preuve de la preuve ! »
Le plus andrésien des Marquettois
À la suite d’une mutation, Joël Marquizeau s’installe dans le Nord.
Tout en poursuivant ses recherches sur l’histoire locale de sa ville natale, il développe un intérêt croissant pour celle de Saint-André, Marquette, Lambersart ou
La Madeleine. Les frontières communales ont pour lui, peu d’importance : « Avant 1830 et le cadastre napoléonien, les limites territoriales sont floues »
rappelle-t-il et il illustre son propos en partageant un souvenir : « Un ami m'a dit un jour, tu es le plus andrésien des Marquettois ! ».
À quelques mètres de chez lui, vivait un autre passionné d'Histoire locale. Membre du Comité de recherches historiques de Saint-André, il décèle chez Joël
Marquizeau, un sérieux candidat pour intégrer le cercle d’érudits. «Je lui ai longtemps dit non. Je pensais ne pas avoir le temps pour ça, mais je réalisais pour lui quelques recherches ».
Créé en 2005, le Syndicat d’initiative prolonge et élargit l’action du Comité de recherches historiques. Joël Marquizeau à nouveau sollicité, accepte enfin
et rejoint l’association pour son premier conseil d’administration. Il en sera le trésorier-adjoint avant d'en devenir président en 2012.
Transmettre encore et toujours
« Après la dissolution, j’ai tout donné aux archives de la Ville : originaux, photos, tableaux, objets de collections et nos recherches classées par thèmes » précise ce gardien de la mémoire.
Le Syndicat n’existe plus, mais l’Histoire et le patrimoine restent au cœur des activités de cet amoureux du passé. « Notre syndicat était en lien avec celui
de Lambersart. Je suis toujours convié à leurs réunions. Ils ont créé un cycle "Conférences des bords de Deûle" et j’anime la séance axée sur Saint-André » explique Joël Marquizeau.
L’infatigable continue également d’alimenter l’ancienne page Facebook du Syndicat, récemment renommée « Saint-André, Histoire et patrimoine », où il publie découvertes, anecdotes, et événements de la Ville… Sa rubrique « En flânant » lui permet de partager ses observations, les nouvelles œuvres de street-art, etc. Il continue à proposer de petites balades commentées pour faire plaisir aux fidèles qui le réclament.
Et puis l’historien amateur a aussi son violon d’Ingres… il chante depuis des années dans le groupe vocal « Avec ton Chœur »
SAM 205 - Mars-avril 2026