Grégory Valentin : l'artiste associé à la saison culturelle 2026
Architecte, graphiste, artiste… il aura fallu plusieurs vies à cet amoureux des mots, pour se révéler et trouver sa voie, celle qui allie l’art et la littérature.
Cette saison (2026), Grégory Valentin est au cœur de la programmation culturelle andrésienne et accompagne la Ville sur plusieurs temps forts : l’Atelier Culture, le Salon des Artistes Andrésiens et l’Atelier Tendance.
Si vous ne le connaissez pas encore, 2026 sera l’occasion de le découvrir !

Artiste local… et international
Originaire de la Côte d’Opale, Grégory Valentin a rejoint la Métropole lilloise pour étudier à l’École d’Architecture de Villeneuve-d’Ascq… et n’en repartira plus.
En 2018, la vie le mène à Saint-André. Il s’installe à Sainte-Hélène et quand il déménage en 2020, il reste sur le secteur, car il y apprécie la vie de quartier, un lieu sympa et dynamique. Il précise : « On s’y sent bien, nous sommes à proximité des bords de Deûle, près de Lille, des services, des commerces … ».
Artiste plasticien depuis presque 10 ans, il a eu la chance d’être rapidement repéré et exposé. Des galeries à Lille, Paris, Bruxelles et New-York le suivent en permanence. Pourtant Grégory confie : « Je ne me considère vraiment artiste que depuis peu. J'en ai pris conscience tardivement car l'art a toujours fait partie de moi. Depuis toujours je pratique la musique, la photographie, la peinture… »

Les mots au cœur de son œuvre
Dans sa pratique, aucune limite technique : papier, inox, miroir, aluminium… Mais son inspiration, elle, est unique : les mots.
Pas les siens — par pudeur — mais ceux des autres. Les grands textes classiques (Baudelaire, Jules Verne, Proust…), les textes fondateurs (la Déclaration des Droits de l’Homme) ou encore de grands discours (R. Badinter contre la peine de mort, Chr. Taubira sur le mariage pour tous, Simone Veil sur l’avortement) nourrissent son travail. Grégory résume : « Je fais mienne, l’écriture des autres, que j’essaie de sublimer par mon travail, mais toujours avec un grand respect, je n’en change pas une virgule ! »
Ses réalisations, qui à première vue semblent abstraites par l’utilisation de la micro-écriture (tableaux) ou la macro-écriture (sculptures), sont toujours le fruit d’une profonde réflexion.
Grégory intellectualise chaque œuvre : « J’ai besoin de conceptualiser, de donner un cadre. Je m’inscris toujours dans une histoire, un parcours de réflexion. Je peux expliquer comment chacune de mes œuvres est née et pourquoi ». Il laisse cependant toute liberté à l’observateur d’y projeter sa propre interprétation
Une collaboration réjouissante avec la Ville
Le partenariat avec la Ville l’enthousiasme. Il aime l’idée - lui l’ancien architecte - d’investir l’espace urbain, de laisser une trace dans la Ville.
Il vient d’honorer sa première commande institutionnelle pour la commune d’Aubagne, avec un hommage à Marcel Pagnol. Ce type de projets à destination du plus grand nombre, pensés pour durer, laisser une empreinte, l’enchantent. Il conclut : « Créer des œuvres pérennes pour la collectivité, c’en est presque grisant !»
Les co-créations qu’il va réaliser avec les Andrésiens vont permettre aux participants de laisser une trace. Une trace à part, car dévoile-t-il : "L’atelier s’inspirera de mon travail, mais je veux qu’il diffère de ma production habituelle. Ma part, c’est d’imaginer le parcours ; les œuvres, elles, seront collectives ». L’artiste envisage cette expérience comme une collaboration polycéphale, où chacun apporte sa sensibilité, son regard et sa créativité.

SAM 204 - janvier 2026