FAQ Restauration municipale

Cette page sera régulièrement mise à jour avec les dernières informations.

Dernière mise à jour : jeudi 23 septembre, 16h01

Quel est le rôle de l’ARS, de la DDPP du Nord et de la Ville dans cette situation ?

L’Agence Régionale de Santé intervient en étroite collaboration avec la Cellule régionale de Santé publique France en région Hauts-de-France sur le volet médico-épidémiologique de l’investigation de cet épisode de toxi-infection alimentaire collective (TIAC). Les médecins et infirmières de la Cellule de veille sanitaire de l’ARS et les épidémiologistes de la Cellule régionale de Santé publique France en région Hauts-de-France effectuent des investigations auprès des personnes malades, des professionnels de santé et des responsables des collectivités (écoles, crèches, foyer de personnes âgées) concernées afin d’identifier l’origine de la contamination, d’en confirmer l’origine alimentaire et identifier l’aliment responsable, et ce afin d’orienter les investigations de la chaîne alimentaire menées par la Direction départementale de la protection des populations (Ddpp). Les informations recueillies sont aussi régulièrement partagées avec les services de l’éducation nationale, en relation avec les parents.

La Ville, dès lors qu’elle dispose d’un service municipal de restauration, est sous l’autorité de la DDPP, qui habilite et contrôle de manière régulière ce service et son fonctionnement.

Dans ce cadre, la Ville est contrainte par de très nombreuses procédures toutes consignées dans un document validé par la DDPP, intitulé Plan de Maîtrise des Risques (PMS).

 

Le déroulement des faits et des investigations

Le jeudi 9 septembre, la commune a été informée par la directrice d’une école de la ville de la survenue récente de troubles gastro-intestinaux chez plusieurs enfants scolarisés avec des symptômes rapportés chez 14 enfants fréquentant de l’école Les Peupliers et un élève de l’école Saint-Joseph.

La commune a immédiatement alerté le médecin scolaire et sollicité l’ARS pour que des analyses d’eau et de denrées alimentaires soient effectuées.

L’ARS a alors initié les investigations auprès des responsables d’écoles, de la mairie, de parents d’enfants malades et de professionnels de santé. L’ARS a également fait réaliser une analyse de l’eau, dont les résultats étaient rassurant. En revanche, les investigations épidémiologiques et le fait que les cas signalés étaient tous demi-pensionnaires ont rapidement orienté les hypothèses vers une origine alimentaire et notamment les repas servis les 2 et 3 septembre dans les cantines scolaires des écoles où les cas étaient survenus. L’ARS a immédiatement alerté la Mairie, l’éducation nationale et la DDPP, qui a aussitôt diligenté une inspection au sein de la cuisine centrale, desservant les sites de restauration où étaient signalés les cas.

En complément de l’information transmise aux autorités locales, en relation directe avec les parents d’élèves, l’ARS leur a adressé un courrier d’information résumant les investigations en cours, la vigilance sur les signes cliniques et recommandant un renforcement des mesures d’hygiène autour des personnes symptomatiques.

L’agent infectieux responsable de l’intoxication alimentaire est un Escherichia-coli, responsable d’épisode de diarrhées avec, parfois,  présence de glaires et de sang associée à de fortes douleurs abdominales et parfois de la fièvre. La survenue de ces signes cliniques justifient de consulter son médecin, qui prescrira une coproculture avec recherche d’E.coli producteur de shigatoxines dont la réalisation n’est effectuée que dans certains laboratoires (notamment hospitaliers) disposant des plateaux techniques nécessaires.

La surveillance reste renforcée autour de cet épisode du fait de la survenue possible de cas secondaires dans l’entourage des personnes malades (transmission de personne à personne), en particulier dans les collectivités de jeunes enfants et dans les familles. En cas d’apparition de symptômes digestifs (épisode de diarrhée, accompagné de fièvre et de fortes douleurs abdominales) il est conseillé de consulter votre médecin traitant.  Si une personne de votre entourage a été malade, il est important de bien respecter les mesures barrière suivantes pour éviter de se contaminer : se laver les mains après être allé aux toilettes, après avoir changé la couche d’un bébé, avant de préparer les repas, avant de manger, avant de donner à manger aux enfants.

Dans le foyer familial, des mesures d’hygiène spécifiques sont à appliquer dès l’apparition d’un cas (nettoyage quotidien des sanitaires et poignées de porte avec de l’eau de javel).

 

Vendredi 17 septembre :

- 23 cas identifiés au sein des établissements scolaires.

- 2 cas identifiés parmi les particuliers bénéficiant du service de portage des repas.

- 4 cas secondaires

Des prélèvements ont été effectués sur les plats témoins, les analyses sont en cours.

Samedi 18 septembre 2021 

Communiqué de presse de l’ARS

Format : pdf PDF Poids : 163,16 ko

Communiqué de presse de l’ARS

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Date de publication : 18 septembre 2021

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Lundi 20 et mardi 21 septembre :

Le Maire, les services de l'ARS et de la DDPP tiennent deux réunions publiques à destination des parents d'élèves accueillis à la Restauration municipale afin d'expliquer la situation et de répondre à l'ensemble des questions. 

 

Jeudi 23 septembre 2021

Suite aux nombreuses investigations, la DDPP informe officiellement la Ville de Saint-André que les investigations se portent désormais sur la filière agricole qui a fourni les légumes qui composaient la salade de concombre incriminée.

La Ville continue de porter une attention toute particulière à la production des repas, afin d’assurer pleinement la sécurité sanitaire de vos enfants.

Pour informer les parents d'élèves, les parents d'enfants en crèche et les ainés bénéficiant d'un repas à domicile, la Ville leur adresse un courrier récapitulatif.

Que mange-t-on à la cantine ?

Le service de restauration de Saint André répond aux obligations légales posées par les recommandations contenues dans le GEM-RCN (groupe d’étude des marchés de restauration collective et nutrition) elle répond également à la loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (loi Egalim) en proposant 50% de produits durables ou sous signe d'origine ou de qualité dont au moins 20% de produits bio en restauration collective publique.

Les produits issus des circuits courts mais également biologiques sont utilisés depuis de nombreuses années. A titre d’exemple, nous proposons du pain issu du Panier Vert de Verlinghem, ainsi que de la charcuterie de qualité issue également de cette coopérative ou encore du poisson frais en provenance du port de Boulogne, etc… Pour faciliter l’achat de ces produits, la Ville a intégré un groupement de commandes de produits bio de la région.

Les menus sont établis par une diététicienne en fonction des recommandations et obligations légales.

Nous travaillons la très grande majorité de nos produits. Par exemple, nous effectuons des cuissons de nuit pour préparer les viandes blanches et sautées afin de leur permettre de conserver toute leur saveur.

Un enfant non inscrit à la cantine sera-t-il servi ?

Evidemment ! Aucun enfant ne sera laissé pour compte si toutefois ses parents avaient oublié de réserver la cantine. Il aura le même plateau que ses copains. Le tarif de son repas sera toutefois différent (+1€).

Nous incitons vivement les parents à réserver leurs repas en respect du règlement en vigueur. A l’heure où chacun doit s’engager pour la lutte contre le gaspillage alimentaire, mais aussi dans un souci de pouvoir réduire les coûts des repas des familles, il est demandé aux familles de réserver les repas en amont.

L’objectif est en effet de pouvoir adapter au plus juste nos commandes en fonction du nombre d’enfants et de pouvoir préparer suffisamment de repas. A noter que chaque jour, ce sont environ 1400 repas qui sont préparés pour les élèves, les collégiens de Saint-Joseph, mais aussi les bébés des crèches et les séniors qui déjeunent à domicile ou au foyer restaurant.

Quel est le coût d’un repas ?

A Saint André, le tarif d’un repas oscille entre 1.39€ et 5.14 €. Le tarif dépend du quotient familial pour les andrésiens dont les enfants sont scolarisés à l’école maternelle ou primaire. Pour les collégiens et les familles extérieures à la Ville, le tarif est distinct.

Or, chaque repas coûte effectivement à la Ville près de 7€. En plus du « bol alimentaire », s’ajoutent des frais de personnel de restauration, de surveillance, de maintenance des locaux, d’électricité, …

Contrairement à d’autres communes qui passent par des sociétés de restauration, la Ville a justement fait le choix de proposer un service municipal. Une façon de maitriser les coûts de productions et d’éviter qu’ils ne se répercutent trop fortement sur le tarif proposé aux familles.

 

Et dans le contexte actuel, est-ce raisonnable que votre enfant déjeune à la cantine ?

Comme précédemment indiqué, la DDPP est l’autorité compétente pour ouvrir ou fermer un établissement.

Les services de la DDPP nous accompagnent depuis le début de cette crise. Ils n’ont pas envisagé la fermeture de nos différents restaurants.

 

Puis-je donner un pique-nique à mon enfant ?

Pour le respect de la chaine du froid et la sécurité alimentaire, votre enfant ne doit pas se munir de son propre pique-nique.

Seuls les enfants disposant d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) peuvent apporter le panier repas. En effet, ce plan est validé par un médecin et le directeur de l’école.

La ville de Saint-André se montre particulièrement attentive et vigilante concernant l’évolution de la situation et reste à l’écoute des familles dont les enfants sont touchés.